E-réputation et SEO Black Hat
30 avril 2010
E-réputation et SEO Black Hat
Lorsqu’une entreprise souhaite optimiser le référencement de son site web, faire appel à un référenceur professionnel présente un certain nombre de garanties. En plus de donner des conseils de base : pourquoi référencer ? Comment le faire ? Quelles techniques utiliser ? ; les référenceurs sont en mesure de tout mettre en œuvre afin de répondre aux besoins particuliers de chaque entreprise. En outre, un référenceur digne de confiance s’abstiendra de compromettre l’e-réputation d’une entreprise en utilisant des techniques non respectables dites « black hat » et ceci quelque soit les bénéfices à court terme qu’il compte en tirer.
Dans l'argot de la sécurité informatique, le terme black hat désigne les hackers qui ont de mauvaises intentions, contrairement aux white hats qui sont les hackers aux bonnes intentions. La limite qui sépare les techniques white (acceptable) et black (non acceptable) n’est pas facile à préciser. Une technique appartenant à la twilight zone (entre white et black) peut aujourd’hui être considérée comme grise et parfaitement légitime demain. Pour faire simple, on peut dire que les SEO black hat sont contraires à l’éthique et que les impacts négatifs résultant de leur utilisation ne doivent jamais être sous-estimés, surtout quand les enjeux financiers pour les entreprises sont importants.
Récemment le Daily Express, un quotidien britannique, a fait l’objet de critiques pour avoir vendu des liens à des référenceurs peu-scrupuleux. L’Express Group qui édite le Daily Express a envoyé un mail un peu curieux à ses prospects : « Vous seriez peut-être intéressé de savoir qu’ici à l’Express Group, nous avons commencé à intégré du SEO advertorials (publireportages) parmi nos nouveaux articles publiés » ("You may be interested to know, here at the 'Express Group' we have started to integrate SEO advertorials amongst our news articles.")
Chaque mot-clé contenu dans les publireportages était vendu 1000 £ à des référenceurs. C’est une pratique, qui se rapproche du spam, est fréquemment utilisée pour acquérir des liens contenants des ancres afin de booster son positionnement via son Page Rank. Ce n’est pas l’avis de Google qui la voit d’un mauvais œil. La démarche du groupe à été jugé négativement pas plusieurs acteurs de l’industrie, mécontents de l’approche du groupe en manière de SEO.
« C’est exactement le genre de chose qui donne au SEO une mauvaise réputation et qui rend inutile les services que nous offrons » explique Mark Coop, expert en SEO. « Je suis curieux de voir la réponse de Google à cette vente massive de liens. » Comme quoi, cela montre bien que l’utilisation de techniques peu respectables peut avoir des conséquences désastreuses pour la réputation numérique d’une entreprise. Si Google devait prendre des mesures contre l’Express Group cela pourrait se traduire par une rétrogradation de son Page Rank et de son TrustRank. Plus concrètement, la rentabilité même de l’éditeur pourrait être durement touchée.
La technique utilisée par l’Express n’est pas la seule technique SEO qui est mal vue. Dans la plupart des cas, l’utilisation des techniques black hat est réprimandée par les moteurs de recherches qui n’ont aucun mal à mettre le site web fautif sur leur liste noire.
Avec des enjeux financiers et de réputation si élevés, il est clair que l’utilisation des techniques black hat dans le référencement n’est pas la voie à suivre. Pour quelqu’un n’ayant pas entièrement connaissance de tous ces enjeux, il est pourtant facile de commettre quelques erreurs toutes bêtes ayant pour conséquence presque immédiate le blacklistage de son site (surbooker la balise méta par exemple). C’est pour ça qu’il est souvent préférable de consulter un référenceur professionnel avant de s’attaquer soi-même au référencement de son site.
Source : Traduction partielle de SEO professionals won't use black hat techniques, http://www.mediarunsearch.co.uk, publié le 28 avril 2010 par Alex Wares.




